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Dani Kouyaté vu par la presse

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Notre Voie – Côte d'Ivoire – 8 mai 2002
«Sia, le rêve du python», une virulente critique de la dictature

Après son premier long métrage de fiction «Kéita! L'héritage du griot» en 95, le cinéaste burkinabé Dani Kouyaté a réalisé en 2000 «Sia, le rêve du python». En compétition au récent FESPACO, ce film n'a pu avoir l'Etalon du Yennenga, mais a été pas mal récompensé. S'inspirant de la légende du Wagadu, mythe fondateur des peuples pré-Mandingues qui est aujourd'hui devenu une fable politique universelle, «Sia, le rêve du python» est une virulente critique de la dictature et de ses avatars. Dans le film, qui a été projeté pour la presse culturelle dans la matinée de samedi et à 20 h le même jour pour son avant-première en présence du réalisateur et du ministre de la Culture et de la Francophonie au cinéma «Les Studios», on retrouve des situations similaires à celles que la Côte d'Ivoire a vécues en 1999 et en 2000 avec le coup d'Etat de Guéi Robert qui a renversé le président Bédié et son régime et l'avènement de la Deuxième République avec le président Laurent Gbagbo.
Avec comme leçon à retenir, le mensonge en politique nuit et la vérité anoblit. Et qu'il faut éviter pour les tenants du pouvoir de s'entourer de béni-oui-oui si l'on veut véritablement travailler pour le peuple, en privilégeant son bien-être et sa prospérité, tout en restant à l'écoute de ses préoccupations réelles. Dani Kouyaté continue d'explorer les multiples possibilités offertes par la dramaturgie de la culture africaine. Avec «Sia, le rêve du python», le ton est cette fois différent. Le réalisateur ayant décidé de s'attacher aux raisons des luttes intestines qui ensanglantent l'Afrique, en cherchant non cette fois dans l'esclavage ou le colonialisme, mais en allant bien au-delà interroger les mythes fondateurs qui nous situent sur bien des faits d'actualité et nous permettent, pour ce faire, de mieux les appréhender.
Retenons, pour la petite histoire, que Koumbi, cité dominée par un empereur, Kaya Maghan (Kardigué Laïco Traoré), est frappée par la misère. Dans l'optique de ramener la prospérité, les prêtres de l'Empereur préconisent la pratique d'un sacrifice humain auquel le peuple ne croit plus aux vertus et autres retombées. C'est la belle Sia (Fatoumata Diawara) qui est désignée pour le sacrifice. Celle-ci est la fiancée de Mamadi (Ibrahim Baba Cissé), un vaillant lieutenant de l'armée. Quand ce dernier apprend la nouvelle, il se rebelle et parvient de justesse à éviter le sacrifice de sa belle. Avec lui, le pouvoir change de main, et le mensonge qui le régit demeure. Chose qui révolte Sia que Mamadi a quand même fait impératrice. Parce qu'ayant été violée par les prêtres et s'étant attachée au discours du vieux fou à la parole sage mais subversive Kerfa (Hamadoun Kassogué), Sia entreprend de prendre la route, à la Kerfa, afin de faire prospérer une parole de paix et de justice...

Le film est un chef-d'oeuvre. Les acteurs jouent juste et bien, surtout Hamadoun Kassogué (dans le personnage de Kerfa le fou) et Habil Dembélé (dans celui du Griot Balla). Le scénario tient la route. Les décors et les plans sont beaux.

D'une durée de 96 mn, «Sia, le rêve du python» est proposé au grand public à partir de ce mercredi au cinéma «Les Studios».

Marcellin Boguy
  www.notrevoie.ci

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